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Newsletter n°71 : La mode est au changement de sexe

  • il y a 6 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



Depuis quelques années, le nombre d’enfants qui manifestent leur volonté de changer de sexe est en augmentation (1). On peut à bon droit se demander s’il s’agit là des conséquences d’une plus grande liberté laissée aux enfants ou, à l’inverse, d’une réponse abusive à un mal-être qui aurait en d’autres temps trouvé des résolutions différentes. 

La question est délicate car elle touche au fondement de la structure psychique. Ici, il nous faut faire un petit retour à Freud et à sa découverte révolutionnaire. En effet, lorsque Freud se met à l’écoute de ses patients et libère leur parole, il décèle non sans surprise le caractère sexuel des malaises exprimés. Telle jeune femme raconte avoir été violée, telle autre fait part de ses frustrations, tel homme avoue son impuissance, etc. Autant de situations que Freud met en lien avec les pathologies.

Il aurait pu en rester là et contourner la difficulté comme l’a fait Carl Gustav Jung, par exemple, en se contentant de révéler les images archétypales inconscientes des histoires racontées. Il se serait évité bien des déboires mais il serait passé à côté de ce qui va le conduire directement au fondement de la structure psychique, à savoir l’importance du lieu de la première différenciation entre les hommes et les femmes : le sexe.

Pourquoi y a-t-il des hommes et des femmes ? Pourquoi deux sexes ? Tout aurait été tellement plus simple s’il n’y avait eu qu’un seul sexe ! Certes, mais l’homme n’aurait alors pas eu accès à la conscience. Car la conscience ou plus simplement la faculté de penser n’est possible que parce que, dès l’origine, il y a une différence. Il y a aussitôt de l’Autre. C’est une fille ou c’est un garçon ! Ce constat longtemps effectué au moment de l’accouchement, et aujourd’hui dès les premières échographies, exprime ce que l’on est mais aussi — et c’est le plus important — ce que l’on n’est pas. C’est par l’acceptation de cette différence originelle que se construit lentement et par paliers l’édifice psychique.

Introduire de la confusion sur ce moment crucial en pensant que l’on peut facilement changer de sexe est une aberration. S’il existe – et ce serait tout aussi aberrant de le nier – quelques cas rares d’ambiguïté qui réclament effectivement une écoute et un accompagnement spécifique, la plupart des volontés de changement de sexe relèvent d’une difficulté de la construction psychique n’ayant rien à voir avec le sexe physiologique de la personne. C’est là où, à mon avis, le dangereux effet de mode est à prendre en considération.

Nous avancerons ainsi un élément qui nous semble des plus éclairants, en nous interrogeant sur les raisons qui font qu’il y a une majorité de filles candidates à ce changement de sexe. En effet dans la configuration sexuelle, les filles, qui n’ont pas de pénis et donc pas de substitut phallique contrairement aux garçons, sont beaucoup plus nombreuses à souhaiter devenir un garçon. Les difficultés associées à l’acceptation de la perte phallique sont évidentes. Par conséquent, il paraît important d’aider les enfants arrivant à l’adolescence à affirmer leur identité en sortant de la confusion générée par les angoisses de castration indispensables à ce passage du seuil qui les conduit à l’âge adulte.

La situation actuelle qui ramène les difficultés existentielles des adolescents à la sphère sexuelle ne fait au fond qu’apporter de l’eau au moulin de l’inventeur de la psychanalyse.


Par Linda Gandolfi

 

 

(1) Cette augmentation souvent niée s’appuie sur l’augmentation des prises en charge médicales pendant le changement transgenre.

 

Voir aussi article Alliance Vita :

https://www.alliancevita.org/2024/07/detransition-de-genre/

 

 


 
 
 

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