Newsletter n°17 : Les petites pathologies de la rentrée scolaire

Un nez qui se bouche, une gorge qui s’enflamme, une oreille qui s’infecte, la peau qui craquelle… pas de panique. Ces petites manifestations pathologiques de l’enfant qui va à l’école, sont le résultat d’un système immunitaire qui lutte et se construit au contact des autres. En effet, dans ses premières rencontres avec le monde extérieur, le petit Moi de l’enfant est mis à mal et il lui faut apprendre à résister à toutes ces pressions. Il ne s’agit certes pas simplement de résister aux courants d’air, mais plutôt d’apprendre à se frotter aux autres, et mettre ainsi à l’épreuve sa construction intérieure.

La maison où vivent les enfants représente un repère essentiel de leur évolution. C’est un lieu connu et protecteur. Dans leur imaginaire, maman règne en maître dans cet intérieur et papa est toujours là pour eux. Il y a même parfois un chat ou un chien pour jouer. L’odeur en est familière.  Rien à voir avec les odeurs envahissantes du monde extérieur. Il fait certes un peu plus froid dehors, mais le temps n’est pas le seul à devoir être incriminé.

Dans la classe, l’odeur des autres enfants est forte. L’ensemble des doudous mélangés… pas terrible. Alors, quand c’est trop, le nez, par protection, se bouche. Pratique, il n’y a plus d’odeur ! Mais ce n’est pas une solution à long terme car les bonbons ont aussi moins de goût. Il va donc falloir apprendre à respirer les Autres, même s’ils font parfois un peu peur. C’est une première étape qui va quelquefois demander du temps et il n’est pas rare que les rhumes se succèdent tout au long du premier trimestre.

Dans la cour de récréation, tout le monde court et bouge dans tous les sens. C’est si agréable de courir dans le vent. Mais voilà que la toux arrive. Elle réveille l’enfant et les parents la nuit et peut perturber le sommeil de tous. Il va falloir apprendre à s’isoler des autres, se poser, passer du temps à regarder un livre, à jouer calmement et la toux s’éloignera.

A l’école, beaucoup d’enfants crient et la maîtresse s’y met aussi quelquefois lorsque les enfants ne sont pas sages, et même maman… Et voilà que les oreilles s’infectent pour ne plus rien entendre. Là encore, il vaut mieux comprendre ce qui se passe et y remédier. Tout ce petit monde (et surtout les adultes) va devoir apprendre à se parler sans crier. La même remontrance faite dans le calme aura plus de poids que hurlée. Il faudra juste tenir sa position devant l’enfant ce qui souvent n’est pas le cas quand on culpabilise de s’être emporté.

Enfin que le monde extérieur est bruyant et désordonné ! Tout le monde parle en même temps, gigote dans tous les sens, fait de multiples activités. Cette impression de sans dessus dessous met à mal les limites de l’enfant.  Et voilà qu’aux articulations la peau sèche et se craquelle.

Il va falloir mettre de la crème mais surtout mettre encore plus de rigueur dans l’organisation et veiller à ce que l’enfant s’autonomise à son propre rythme.

Linda Gandolfi

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