La préadolescence, un moment d’éducation important

Il n’y a pas si longtemps, on appelait cet âge transitoire, l’âge bête : entre six et douze ans, ni tout à fait petits et pas encore des ado. Il arrive souvent que ces enfants préadolescents coincés entre deux âges soient difficiles. Beaucoup de parents baissent les bras en pensant qu’ils vont grandir et s’assagir. C’est une erreur car c’est à cet âge de latence que les valeurs morales doivent être intégrées.

En effet, l’enfant arrive au monde dans une amoralité c’est-à-dire sans la notion du bien et du mal. et ses pulsions sont entièrement dirigées vers la satisfaction de ses besoins affectifs et physiologiques. Claude Halmos parle « d’enfant sauvage » (C Halmos, l’Autorité expliquée aux parents, poche, 2011) terme tout à fait adéquat pour montrer que l’apport moral relève de la culture et non des gènes et qu’il réclame de la part des parents une position claire. Tout ne s’apprend pas par l’exemple. Combien de parents disent : mais nous sommes de gros travailleurs, comment notre enfant peut-il être si paresseux ? Il nous voit trimer, partir tôt et rentrer tard et en plus c’est pour lui donner une belle vie tout ça ! Certes, mais les enjeux sont ailleurs dans les soubassements de la relation là où l’enfant, bien souvent, est capable de sentir toutes les frustrations parentales non exprimées. L’enfant invite alors à aller plus loin dans le questionnement personnel et pousse les parents à approfondir la question du sens.

Dans cette période cruciale au cours de laquelle il consolide son intériorité, l’enfant a besoin qu’on lui donne une direction d’autant plus précise que les seules réponses matérialistes ne suffisent plus.

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